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Usages du crowdfunding dans les secteurs musicaux et littéraires : entre contrôle des expériences et expériences contrôlées (article à paraitre 2015)

mardi 7 janvier 2014, par Vincent Rouzé


Le crowdfunding, mode de financement de projets par la « foule », semble être devenu une voie envisagée par de nombreux professionnels autant que par les amateurs pour valoriser des projets culturels. Selon le Massolution’s Crowdfunding Industry Report1 paru en 2012, les plateformes américaines telles que Kickstarter et Indiegogo ont connu une croissance de 85% et ont généré 1.4 milliards de dollars. En 2012, aux États-Unis, la musicienne américaine Amanda Palmer a lancé une collecte sur Kickstarter pour le financement de son album. Elle a récolté la somme de 1.2 million de dollars auprès de 24 883 donateurs.

En France, les succès médiatisés des chanteurs Grégoire ou Irma ont entériné ces cas marginaux comme les figures de nouvelles manières de financer la musique. Des plateformes musicales de crowdfunding telles que Pledgemusic renforcent ce constat en s’affirmant être « The new business of making music. ».

Par ailleurs, ces modalités de financement de la création et plus encore de la « créativité » et de « l’innovation » suscitent l’intérêt des institutions publiques. Qu’il s’agisse du rapport Colin et Colin (2013), des plans de relance numériques en France, du projet Écossais « Mareel » dans les îles Shetland, nombreux sont les acteurs politiques qui voient dans ce phénomène une nouvelle voie de financement et de valorisation de la culture. Or, au delà de cet effet d’emballement technocratique, politique, médiatique et professionnel, il convient de se demander si le crowdfunding dans les secteur musicaux et littéraires est une véritable nouveauté offerte par le web dit 2.0 ou si, au contraire, il n’est qu’un phénomène de mode, un dispositif2 éphémère ?

Ce phénomène invite également à s’interroger sur la possible émergence de nouveaux intermédiaires valorisant des projets en marge de ceux promus par les industries culturelles. Assiste-t-on alors à une démocratisation et une diversification des créations ou est-ce que, au contraire, ces logiques contribuent à renforcer des logiques industrielles sous couvert de l’ « emporwerment » des usagers et des citoyens.

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